L. 744.  >
À André Falconet,
le 15 février 1663

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Monsieur, [a][1]

Il y a longtemps que je vous dois réponse, diverses affaires m’ont empêché de m’acquitter de ce devoir si tôt que je l’aurais bien voulu. On vient de mettre en prison mon fils Charles. [2] Ne vous en épouvantez pas, c’est dans la prison du mariage : il a pris la fille d’un très honnête homme, M. Pierre Hommetz, [3] notre collègue. [1][4][5] Nous sommes contents de part et d’autre, Dieu veuille que sa sainte bénédiction y intervienne. Les mariés ont tous deux de fort bonnes qualités, le reste est au hasard. Nous avons perdu Jean Merlet, [6] Normand, et François Lopès [7] petit Gascon de Bordeaux de race marrane. [8] Je baise les mains à M. de La Poterie [9] et le remercie du soin qu’il veut prendre de procurer l’édition des lettres latines de feu M. Naudé. [2][10] Si quelqu’un entreprend cette impression, je m’offre d’en prendre cent exemplaires que je paierai à l’arbitrage de gens entendus, [3] pour en faire part à mes amis. Je dois bien autre chose à cet ami que je regrette tous les jours. Je suis, etc.

De Paris, ce 15e de février 1663.


Rédaction : guido.patin@gmail.com — Édition : info-hist@biusante.parisdescartes.fr
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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 15 février 1663

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(Consulté le 07.02.2023)