Séance du mercredi 29 novembre 2017

INNOVATIONS EN CHIRURGIE DENTAIRE : Séance commune avec l’Académie nationale de Chirurgie Dentaire
14h30-17h00, Les Cordeliers
Co-Présidence : Pierre LAFFORGUE (Président de l’Académie de Chirurgie Dentaire ANCD, Lille), Dominique FRANCO ( Président Académie de Chirurgie, Paris) . Comité scientifique : Michel JOURDE (Secrétaire perpétuel de l'ANCD)

 

 

Introduction générale de la séance

FRANCO D, MARRE P, JOHANET H, LE FLOC PRIGENT P

 

Éloge de Christian CABROL

GANDJBAKHCH I (Paris)

 

Introduction thématique de la séance

LAFFORGUE P, JOURDE M

 

Le digital : une aide incontournable en odontologie

DAAS M (Paris)

Résumé
L’optimisation du résultat esthétique et fonctionnel des restaurations prothétiques, la simplification des procédures cliniques et de laboratoire et l’amélioration de la prévisibilité des traitements sont les principaux objectifs de l’odontolgie moderne.
Cette prévisibilité est due en grande partie à l’intégration du flux numérique dans les différents étapes du traitement: analyse esthétique virtuel « Digital Smile Design », meilleure communication avec les patients et les prothésistes, prise en compte des paramètres biologiques, esthétiques et fonctionnels, prise d’empreinte optique, numérisation des modèles, planification implantaire 3D, chirurgie guidée, optimisation du profil d’émergence avec les piliers implantaires personnalisés, mise en place d’une restauration prothétique se rapprochant le plus possible des dents naturelles, en se fondant dans son environnement tout en respectant la notion de «Biomimétique».
Cette démarche permet donc aujourd’hui d’anticiper le résultat de nos traitements, devenus de plus en plus complexes, et d’assurer la pérennité des restaurations prothétiques à long terme.

 

Ostéonécroses des mâchoires liées aux traitements anti-résorbeurs osseux par biphosphonates, denosumab et certains anti-angiogéniques

VILLEPOIX C (de) (Paris)

Résumé
Les ostéonécroses des mâchoires (ONM) sont actuellement des pathologies fréquemment rencontrées dans les centres de cancérologie, en raison de la large prescription des biphosphonates et du denosumab.
De même que pour les ostéoradionécroses (ORN), leur traitement curatif reste difficile d’où l’importance de la prévention.
Cette prise en charge préventive doit donc être faite en collaboration avec les prescripteurs : oncologues, rhumatologues, gynécologues ou médecins généralistes et évidemment les praticiens de la cavité orale. En oncologie, elle devrait être largement abordée en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire) car «tout se joue avant ».
Il faut pouvoir assurer au patient le bénéfice incontestable d’un traitement antirésorbeur osseux compatible avec une sécurité bucco–dentaire, c'est-à-dire une cavité buccale exempte de tout foyer infectieux patent ou latent avant le début du traitement.
À cet effet une consultation de qualité avec examens radiologiques complémentaires : radiographie panoramique facilement complétée par un dentascanner en fenêtre osseuse, sera faite avant l’initiation du traitement.
Généralement le patient est très inquiet par la mention «nécrose des mâchoires» à la lecture des effets indésirables .Il faudra alors lui préciser qu’il s’agit d’une nécrose toujours localisée à l’endroit où il y a eu malencontreusement un abord osseux direct, le plus souvent zone d’extraction, pose ou dépose d’implant.
En raison de la très longue durée de vie tissulaire (plus de 10 ans) de certains biphosphonates, même au-delà de la suspension de tout traitement, l’imprégnation totale sera toujours à prendre en considération pour évaluer le risque de non cicatrisation.
L’action antiangiogénique des biphosphonates les plus puissants et du denosumab vient parfois se surajouter.
Les ONM déclarées sont heureusement rarement douloureuses. Elles restent souvent méconnues car évoluant sournoisement à ciel fermé; et même, si elles sont à ciel ouvert avec de vastes expositions osseuses, elles ne deviennent douloureuses qu’en cas de pathologie muqueuse frictionnelle, comme classiquement des échardes osseuses blessant la langue.
Au plan thérapeutique les cures d’antibiotiques et les soins locaux à base de chlorhexidine permettent uniquement de stabiliser les lésions.

 

Pathologie des muqueuses orales : ne passons pas à côté de l'essentiel !

GAUZERAN D (Paris)

Résumé
L’objectif de cette conférence, à partir de nombreux cas cliniques, sera de présenter certaines lésions de la muqueuse orale qui doivent nous alerter et qui exigent une démarche diagnostique rigoureuse afin d’aboutir à un diagnostic le plus précis possible. Diagnostic établit le plus souvent par la biopsie.
Certaines lésions muqueuses peuvent inaugurer une pathologie systémique, d’autres être des lésions à potentiel plus ou moins fort de transformation maligne. La détection précoce de ces dernières est un élément fondamental dans la lutte contre les cancers de la sphère orale. Cancers au pronostic toujours très péjoratif.
La responsabilité du praticien de médecine et chirurgie bucco-dentaire, mais aussi de médecine générale, peut être engagée en cas de diagnostic de «facilité» ou de lésion banalisée, en particulier face à de petites lésions, car même le petit serpent a du venin.
En effet, certaines de ces lésions peuvent avoir une évolution pouvant engager le pronostic vital en cas de diagnostic retardé.

 

Etude clinique européenne MAXIBONE : reconstruction osseuse des maxillaires par thérapie cellulaire autologue et utilisation d’un biomatériau innovant

GOGLY B (Paris)

Résumé
Le projet clinique Européen « MAXIBONE » (EU project 779322) est une étude multicentrique humaine qui a pour objet la reconstruction des maxillaires par thérapie cellulaire autologue et utilisation d’un biomatériau innovant. Elle regroupe 9 équipes hospitalo-universitaires européennes d’excellences situées en Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Norvège, deux sites de productions de cellules souches autologues (Allemagne ULM et France EFS) et deux partenaires industriels pour la fabrication du biomatériau (société MIMETIS, Espagne) et la production d’implants (société STRAUMANN). Actuellement les pertes osseuses verticales des maxillaires rendent les réhabilitations prothétiques particulièrement complexes. L’utilisation d’un biomatériau allié aux capacités ostéogéniques des cellules souches mésenchymateuses (MSC) humaines autologues ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques par le gain de volume osseux permettant des traitements implantaires et prothétiques. Ainsi dans une première phase 150 patients vont bénéficier de greffes. L’ensemble de l’étude sera coordonné par le Docteur Pierre Layrolle (INSERM, Nantes). Une deuxième étude chez l’animal concerne les pertes de substances plus importantes et la reconstruction par imprimante 3 D avec le même biomatériau et les MSC autologues. Cette recherche est financée par la commission Européenne et se terminera en 2022.

 

Ostéonécrose des mâchoires : quand intervenir ?

BERTOLUS C (Paris)

Résumé